Masques à usage unique : problème écologique

Depuis l'arrivée du Coronavirus, des dizaines de milliards de masques à usage unique ont été confectionnés, utilisés et jetés. Nous dirigeons nous vers un désastre écologique en parallèle de la pandémie?

Où vont tous ces masques à usage unique?

La vaste majorité de la population mondiale utilise chaque jour des masques jetables afin de se protéger du Coronavirus. Malheureusement, un grand nombre de ces masques aboutissent dans la nature et nuisent dramatiquement à l'environement.

Depuis le début de la crise, des millions de masques à usage unique n'ayant pas été préalablement désinfectés, se retrouvent souvent avec les ordures ménagères risquant ainsi de propager les germes. 

Les groupes environnementaux nous avertissent que ces déchets représentent une menace énorme pour la vie marine et les habitats fauniques. Suivant ces recommandations,  il est préférable d'utiliser des masques réutilisables afin de réduire notre impact écologique.  

Comment éviter la crise sanitaire du masque jetable?

L'ONG environnementale Greenpeace dénonçait, dès le début du mois de mars, le volume croissant de masques jetés dans les parc naturels. Le contre-coup environnemental est inquiétant: les masques chirurgicaux sont confectionnés avec des matières textiles à base de plastique très dense et prennent entre 100 et 400 ans à se décomposer lorsqu'ils se retrouvent en milieu naturel. 

''La pollution plastique marine est un problème grave. On estime que chaque année, plus de huit millions de tonnes de plastique pénètrent dans nos océans. Ce plastique ne disparaît pas mais se décompose plutôt lentement en micro-plastique, qui pénètre dans les chaînes alimentaires, avec un effet dévastateur.''

-Teale Phelps Bondaroff, Directeur de la recherche chez OceansAsia

Quelles sont nos solutions?

Les scientifiques étudient d'éventuelles pistes pour décontaminer les masques chirurgicaux en vue d'une réutilisation: lavage jusqu'à 95°C, passage à l'autoclave (vapeur sous pression) ou encore irradiation par rayons gamma sont notamment testés, mais pour l'instant la meilleure solution demeure le port de masque en tissu réutilisable.

Un seul masque réutilisable en tissu équivaut à environ 100 masques jetables. La population hors du réseau médical de Montréal et du Québec doivent tenir compte des dommages causés à l'environement et s'abstenir d'utiliser les masques chirugicaux à usage unique.